Samedi 14 juillet 2007
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Spotlight 3 ! Nouvelle session by Renton. Ces sets là me touchent particulièrement, puisque me téléportant directement à la source. L’époque ou Madonna était une star, une star essayant de se frayer un chemin entre Cyndi Lauper, Prince, Michael Jackson ou autres clones adolescentes produites pour
vendre, telle une Blonde d’Aquitaine à la foire de Bordeaux. Les années 80 appartiennent à Madonna, c’est indéniable.
Aujourd’hui, la musique de Madonna est intemporelle. Et pour cause, difficile de s’imaginer que le « Everybody » de ’82 fit un bide, alors que le groupe
Imagination et son « Flashback » cartonnaient dans
le monde entier ou que Daniel Balavoine vendait ses larmes (« Vendeur de
larmes »). Etrange. C’est justement par « Everybody » que s’ouvre le
set, une version signée Guyom, savant mélange d’italo-dance et de pop rock de ses débuts. Petit break, no graves, pour
enchaîner sur un titre méconnu, « White heat », pourtant un probable single en ’87, mais Warner, toujours bien avisé, placera le titre en B-Side
d’ « Open your heart ». Cette version là est simpliste, mais efficace, tant par le côté dance, que par le
côté pop. Les transitions sont bonnes, mélangeant ainsi les différentes percussions des deux titres. Le choix suivant est assez surprenant. « Sidewalk
talk » (futur dossier sur xtatic), est un titre appartenant à Jellybean (John « Jellybean » Benitez). Morceau écrit par Madonna et chanté par Catherine Buchanan dont une version démo introuvable existe, avec la voix de
Madonna. Cette version est intéressante, simplement par le fait qu’il en existe peu de différentes. Plutôt Trance que pop, mais le
choix de la musique est astucieux, collant parfaitement à cette voix étrange, mi homme, mi femme. Nouveau mix, avec un stop and go bien placé, enchaînant sur l’année ’87 et son désormais grand classique, « Papa don’t preach ».
Ici la version présentée est sans grand intérêt, restant assez classique ayant même ici et là un bel orgue Bontempis en guise de backing instrument. Bof bof… heureusement, Renton nous trafique un peu le titre, à coups de réductions de graves, mediums ou d’aigus. Merci de soulager le morceau. En même temps, le saxo
colle parfaitement à l’époque. « La isla bonita » se fait attendre, et arrive enfin. L’intro est délicieuse, et
c’est un bon en avant, directement dans les années 2000. La version y est house, radicalement house, presque dub, avec des
nappes à faire pâlir n’importe quel amateur de toiles cirées. On attend le sample mandolinique, qui vous tombe dessus autour des 23’20 et c’est carrément titanesque.
On aurait aimé une montée plus longue amenant vers un redémarrage libanesque. Cette version est sûrement faite pour les clubs et uniquement pour les clubs mais c’est bon ! C’est
« Into the hollywood groove » qui débarque sans faute du Dj. Savant mélange de l’original de ’85 et de la version « Gap », c’est très entraînant et le titre pour la peine, prend tout son
sens ! On avance de quelques années, avec « Causing a commotion » (’87), dans
une version officielle, le « Movie house » le tout produit par Shep Pettibone. Petite
transition imparfaite sur « Keep it together » (’89). Version Sax, très bien foutue et inconnu pour moi, piqûre de rappel sur un titre oublié par la Warner en France (un de plus). Mix parfait
(si ce n’est un déséquilibre des balances) sur « Like a payer ». Version beaucoup plus rapide qu’à la coutumée, on
se laisse bercer par le groove entraînant. Tendait l’oreille, et vous entendrait un petit synthé assez discret vers les 39’50, synthé entendu dans la version live
du BAT. Le mix avec « Holiday » est parfait
(toujours un problème de balance et de saturation). L’essentiel est aussi de ne pas entendre quand commencent et finissent les titres. C’est ici le cas, avec « Holiday » très efficace, un tant disco, sûrement dance et restant pop, ce que savait faire Madonna à cette époque… Ca bouge, ça groove et ça balance pas mal, Dj Coco Snatch nous tire par la main en direction du dancefloor… C’est pas fini, puisque « Vogue » est sur le
rails (encore ces pertes de sons… grrrr !!!!) dans une version bien plus tribale que l’originale. C’est assez irrégulier dans la construction et je pense que si Leroy ( ?) avait eu l’acapella, il aurait pu en faire un chef d’ouvre ! Mais le résultat est là, et finalement ce track là est bien
plus percutant à la deuxième écoute. Beau travail, avec un moment fort sur la partie « prénoms rap ». Après un final à tomber, pas de répit, c’est « Crazy for you » remixé par Tony Moran. Ecouter bien ce
remix, laisser les maladresses de côté, et vous observerez que la musique est en parfaite harmonie avec les parties vocales. Etonnant. Difficile de rendre une ballade fabriquée pour se rouler des
pelles et de la transformer en un titre pour montrer son corps sur la piste ou sur l’enceinte centrale, tout en se frottant sur le poteau recouvert de miroirs… A mi chemin entre
Urban Cookie Collective et autre Brian Transeau, cette
version est une vraie réussite, c’est carrément un hymne !!!! Je suis sous le charme ! Pour la transition suivante, retour sur « Into the
groove », plus percutant que jamais. Qui n’a jamais rêvé de danser à la manière de Susan avec cette espèce de déhancher tête en avant… hummm, c’est exactement ça. Un plongeon directe dans le film tout en montant ses bras en l’air alourdi par une tonne cinq de
bracelets en cuir signé Maripol. « Everybody » version CT studio clôture le set… astucieux.
L’année ’82 ouvra le bal et c’est 2006-2007 qui ferme la marche d’une durée d’une heure dix. 25 ans d’une
carrière riche en émotions et en musiques. Vive Madonna !
Renton nous propose là un excellent mégamix. Le choix des titres, difficile, est parfait, et le choix
des remixs est bien trouvé. Seul bémol, les pertes de sons (la conectique ?) et la version de « Papa don’t preach » un peu « too much » à mon goût. Mais ce ne sont que des petits détails qui n’enlèvent en rien le talent de DJ
Renton. Merci pour cette rétrospective des années ’80, un bon retour en arrière pour
vous rappeler que les années écoulées furent de bonnes années…
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