


Cardiff, Nice, Berlin... Le Sticky & Sweet Tour a commencé. Sur les chapeaux de roues pour les uns ou sur une redite pour les autres. Pour ma part, le bonheur est immense. Un concert avec un esthétisme particulier mais surtout un rythme soutenu pendant deux heures. Simplement incroyable. L'autre événement majeur de la semaine est la diffusion à Nice en avant première française et avant sa sortie nationnale le 17 septembre du film « Filth & Wisdom » ou « Obscénité et vertu » en français. Nous y étions, voici nos impressions à chaud...
Il parait évident qu'après la diffusion des extraits du film, les fans s'attendaient plutôt à un film de type "indépendant", trop indépendant pour le commun des mortels (que nous sommes). Il
n'en est rien, bien au contraire. Ce film est réalisé par Madonna en personne, nous dévoilant très pudiquement sa propre vie, notre vie. A l'heure ou le
livre de Christopher Ciconne est publié, il est très intéressant de comprendre la version de Madonna, d'une façon
beaucoup plus intime et personnelle, le tout accompagné d'un message d'espoir pour tous sous couvert d'un film pseudo indépendant.
L'histoire de gens simples, aspirant à des lendemains meilleurs, mais c'est aussi la vie de Madonna qui défile image après image, plan
après plan servi par des acteurs d'une grande justesse. Un Eugene Hütz (du groupe Gogol Bordelo)
simplement parfait, parfois tendre, parfois beauf, limite dégueu, mais toujours juste. Le chanteur tzigane est la pierre angulaire du film. Tous les personnages tournent autour de lui comme des
électrons libres, mais qui finissent tôt ou tard par fusionner: La vie d'une préparatrice en pharmacie rêvant de sauver l'Afrique de la famine, un pharmacien indien fuyant sa vie ordinaire et
fantasmant tendrement sur la fameuse préparatrice, une couple à la dérive sexuellement, un autre dans un trip constant SM, une danseuse de cabaret "professionnelle" initiant le métier à
une pauvre jeunette en manque d'argent et rêvant d'être danseuse étoile, un incroyable écrivain devenu aveugle mais déchu, bref, des vies brisées, noires et douloureuses. Le point
commun, c'est l'envie. L'envie d'aller bout de leurs rêves pour ne pas sombrer.
Madonna puise au plus profond de son vécu pour illustrer ce qui pourrait être notre vie à tous, à vous de choisir finalement votre tableau. Raconté dans un pure
style anglais (Très proche de "My Beautiful Laundrette" de Stefen Frears - 1985) ce qui rend cette poésie
dramatico-urbaine infiniment plus intime que n'importe qu'elle biographie (écrite) sortie sur Madonna, mis à part peut être celle de Mark Bego (1985). Utilisant des clins d'oeil et des plans faisant référence directement à son passé (dés son arrivée à New York), ce film est noir voir glauque à son
début, touchant en son milieu et rempli d'espoir à sa fin. Une invitation à découvrir le plus intime de la chanteuse, ses blessures secrètes et finalement mieux connaître la jeune fille
qui débarqua à New York. Traité avec beaucoup d'humour et de tendresse, cette fable moderne résonne comme un témoignage que la mère de famille voudrait laisser à ses enfants, pour mieux la
comprendre, pour mieux comprendre son parcours et pourquoi pas ses erreurs.
Pour ce premier film, Madonna valide avec brio l'exercice. Après avoir déclarer qu'elle
voulait mettre un terme à sa carrière d'actrice, la reine des charts avait oublié de mentionner que ce serait la réalisation qui pendrait le relais. Chapeau, vivement la
suite...
Voir le site français du film

Cardiff à inaugurer le bal il y a 3 jours... c'est au tour de Nice ce soir, deuxième du nom. C'est aussi la 1ere date française avant Paris dans un mois. Madonna y fait son retour, après le « Blond Ambition Tour » filmé à l'occasion pour une sortie en Laser Disc. Vous avez pris d'assaut Youtube et Daylimotion... Bonne idée, cette année risque d'être hors norme question images et sons sur la toile. Souriez ce soir, le monde entier vous regarde.
Voilà, c'est la 8ieme tournée de Madonna (7ieme mondiale). Dans la vie d'un fan, c'est un passage obligé. Un sorte de rassemblement ou transitent religieusement des milliers de personnes (on parle même en millions) pendant 6 mois. Echange obligatoire pour prouver qu'on existe. Il parait que ça va être énorme. Du jamais vu qu'ils disent... Ils disent ça à chaque fois, et ne se trompent guère du reste.
Le Sticky & Sweet Tour vient de commencer. Que la fête commence.


Il y a des groupes qui dans l'histoire de l'industrie musicale ont marqué à tout jamais la conscience des mémoires collectives. Les anglais The KLF, resteront probablement un des moments fort de Techno Pop britannique. La France a sûrement oublié les KLF, mais pas les anglais. Et pourtant... bon nombre de groupes actuels ont largement été (avec brio) inspirés par ce duo mythique des années '90 : Underworld pour les anglais, ce sont dirigés vers une musique plus Trance et mélodique alors que les Daft Punk pour la France ont puisé la folie mégalo qui se dégageait des KLF.
Avant de commencer cette longue épopée, téléchargez un megamix inédit made in Xtatic dans lequel figure les titres les plus représentatifs de la carrière de ce groupe aux multiples pseudos. N'oubliez pas de cliquer ici et là pour découvrir grâce à Youtube quelques vidéos.
THE KLF HISTORY
HV2'S MEGAMIX: 12'37
INTRODUCTION:
HV2's Ouverture With
Ricardo "Lyte" Da Force (N'trance)
All Bound For Mu Mu Land
FANATIC MOUVEMENT
3:A.M. Eternal (Live At The S.S.L)
Justified & Ancient (Stand By The Jam)
What Time Is Love? (Live At Trancentral)
The Church Of KLF (White Room Version)
Last Train To Trancentral (Live At Trancentral)
INTERLUDE
HV2's Interlude With
2K (F*** The Millennium)
CONCLUSION
America: What Time Is Love? (Uncensored)
Vous pouvez télécharger le petit film réalisé en '91 et produit en VHS uniquement. Un film qui reprend les titres « 3 AM Eternal », « Last To Trancentral » et « What Time Is Love ». "The Stadium House - The Trilogy", c'est donc son nom, colle parfaitement au délire mégalomaniaque permanent des KLF tout en restant accessible au grand public, tout au moins d'un point de vue musical. Un film peut être (volontairement) kitch, mais incroyablement sensationnel ! Petites maquettes et autres pétards à mèches forment le décor de ce court métrage, mais quel plaisir...La VHS contenait en bonus, un petit making-of sans grand intérêt, qui ne figure pas dans le fichier. Quand à la méthode d'écoute, elle reste inchangée ici, mettez un bon casque audio, fermez la lumière, éteignez la gazinière et regardez.
Part 1
Part 2
Téléchargez également le clip du titre "Justified & Ancient" (Qui ne figure pas dans le Stadium House) dans une qualité DVD. Une vidéo toujours aussi mégalo, et toujours dans le style KLF. Version chantée par Tammy Wynette, la reine de la Country (Dixit les KLF).
Il est difficile de raconter en quelques lignes le phénomène KLF. Leur histoire est dense en émotion, riche en musique, fournie en créativité mais également, parsemée de folie. Une histoire plutôt courte somme toute, mais incroyable. Le seul et véritable phénomène d'hystérie collective anglais dans le courrant musical électronique.
Les deux fondateurs du groupe, Jimmy Cauty et Bill Drummond, ont commencé leur histoire en '87, sous le patronyme «The Justify Ancien Of Mu Mu» (Déjà, ils allaient mieux...). Ces quelques mots résonneront tout au long de leur carrière. Un premier album sera pressé dans lequel un maximum de groupes mythiques comme les Beatles, Jimmy Hendrix et la pulpeuse Samantha Fox seront pillés à travers un sampling non autorisé. Suite à l'interdiction de la vente de l'album, l'ensemble des disques sera détruit par les KLF. Un premier album, et déjà, le groupe pose les jalons d'une longue carrière semée de scandales de chef d'oeuvre. En 88', «The Justify Ancien Of Mu Mu» changeront de nom, et passerons sous l'appellation « The Timelords ». Un succès viendra fleurir la discographie du groupe, «Doctorin' The Tardis» (merci au passage Dr Who), qui les propulsera en tête des ventes singles UK. A peine baptisé, le duo changera de nom à nouveau pour devenir The KLF. Suivra une multitude de tubes, tournant tous autour d'un même thème que nous découvrions un peu plus loin...
KLF, a cette faculté de s'appuyer sans cesse sur leur passé musical sans jamais faire du redondant. Je pourrais vous raconter leur bio dans son entier, mais le plus intéressant reste leur musique. KLF, un peu comme Underwolrd, ce sont des versions albums d'une certaine teneur, puis des versions maxis. Des remixs d'une puissance sans égal, seul point commun, le sample, plutôt l'auto sample. Une liste incroyable de phrases perpétuelles tirées de leur univers musical démentiel, et n'hésitant pas au passage à s'auto proclamer à travers ces samples gourou d'une secte «Mu Mu», rêvant de vivre sur une île déserte pour "raver" sans fin aux sons des Justified Ancient Of Mu Mu. Il suffit d'écouter et de regarder : le choc est instantané !

Qui n'a jamais rêvé de s'enfuir et de se laisser volontiers dominer par cette puissance sonore si colossale et redoutable. En '90, j'étais au plus profond de moi-même convaincu que j'allais finir mes jours avec les KLF sur leur île. Heureusement pour ma mère, il n'en fut rien. Mais il y eu des séquelles. Il n'est pas rare que l'évocation du seul nom des KLF me transporte et me transcende.
« Last Train To Trancentral » reste pour moi l'un des meilleurs titres. Une musique résolument Trance (pour la version Extended du maxi) composait de parties rap par Ricardo Da Force (Aka Ricardo Lyte sur « Staying Alive » ou le fabuleux « Electronic Pleasure » des N-Trance) indéniablement efficaces. Ricardo présent sur une bonne partie des titres chantés du duo, emporte le track aussi rapidement que le TGV pourrait le faire avec à son bord des nappes Trances par forcément détectables au 1er coup d'oreille, mais une fois découvertes se révèlent être d'une puissance démoniaque. Un morceau à découvrir de toute urgence. Ce qui du reste montre aussi que ce groupe s'écoute des décennies après tout en découvrant des sons jusque là cachés.
KLF, c'est aussi des voix de femmes. Sur « Justified & Ancient » par exemple, ce sont Tammy Wynette (ex-star de la Country décédée en ‘98) et la sublime Maxine Harvey qui s'y collent accompagnés par une multitude de choristes rendant ainsi le morceau religieusement sublime. La doctrine des KLF, c'est le Mu Mu, doctrine présente tout au long de la discographie appuyée par des titres profonds comme « The Church Of KLF » qui reste LE morceau majeur du groupe. Ce titre est la racine même de toute leur créativité. Une titre découvert sur l'album « Chill Out » (sous l'appellation « Witchita Lineman Was A Song I Heard ») puis retravaillé sur l'album « The White Room » (sous le nom « Churh Of The KLF », on y est...) et enfin, atteignant son apogée mystique dans "Last Train To Trancentral". Le titre est reconnaissable grâce à ce synthé très orgue catho limite appel à la priére par moment. Simplement sublime ! Sans être froid ou industriel (usine j'entends), la musique des KLF marie à merveille son accessibilité à tous, son côté parfois underground et sa diversité. « It's Grim Up North » (Par les « Justified Ancients Of Mu Mu ») en est la preuve. Acid, Trance, Techno, Pop et carrément Facory dans l'esprit (A découvrir au générique de la vidéo « The Stadium House »), le titre n'est quasiment pas démodé aujourd'hui (17 ans quand même), rappelant que Justice ou Daft Punk ne sont pas là par hasard.
«America : What Time is love» [clic], est une version retravaillée de leur premier tube «What Time Is Love» [clic]. Une musique complètement hystérique, composée d'éléments comme de l'Indus, de l'Electro, du rap, des chœurs (un peu comme ceux de l'Armée Rouge dans la puissance j'entends), de la Trance...Une merveille merveilleuse ! Un best of du groupe réuni en un seul titre. Un peu comme l'album «Chill Out» ('90) qui n'est qu'un teaser involontaire de tout ce que vous alliez entendre, une sorte d'arborescence conceptuelle qui servira de guide durant ces années passées avec les KLF.. La version longue d' "America..." est à tomber par terre, tant elle est riche, puissante et forte (A tout point de vue) ! Une version personnelle de la découverte de l'Amérique, qui ressemble plutôt à leur propre histoire, l'arrivée sur l'île de « Mu Mu ». Ce ne sont pas les innombrables « Mu Mu Mu Mu Mu » chantés à longueur du titre que me contrediront. « America... » est donc le dernier single du groupe ('92), avant de déclarer cette année là que le public devait s'attendre à ne plus entendre KLF ou tout autre pseudo du génialissime duo.
Autre titre démentiel, c'est le dernier projet officiel des KLF. Se faisant appelé pour le coup les « 2K », c'est en '97 que sort le très provoc' « Fuck The Millenium » [F*** The Millenium]. Un titre intéressant (pour ne pas dire passionnant) tant sur le plan musical, que sur le plan scénique. On retrouve encore une fois, tous les ingrédients qui ont fabriqué le groupe. A commencer par le titre « What Time Is Love » décliné dans une énième version (pour notre plus grand bonheur), mais cette fois à la limite du Trashy-comique. Comique, car à cette occasion, nos deux compères ont donné un show à Londres (23 minutes, pas plus) au mytique Barbican (petite salle plus proche d'un théâtre local que d'un stade). Et tragique, parce que c'était leur dernière oeuvre qui allait être diffusé et pressé dans le merveilleux monde la musique. Pour ceux qui ont eu l'occasion de voir ce « concert » [clic], à mon avis leur vie en fut sûrement changée. Un ensemble de gros « bordel » régnait sur la scène comme par exemple de vrais dockers en grève, un fauteuil roulant, une chorale et j'en passe, et tout ça en même temps ! Une mise en scène parfaitement calculée, il va s'en dire. Le titre est quand à lui, une vraie bombe. Pour l'anectode (une confidence idiote plutôt), j'étais à Toulouse dans mon magasin préféré à l'époque (Dj Music) quand je tombe sur ce maxi noir et finis par comprendre qu'il s'agissait donc des KLF. C'est quasiment instantanément que je dis à mon ami « Putain c'est KLF, j'ai envie de chialer ! », et le vendeur (juste à côté) me rétorque tout de go « bien vas y, pleure... ». Je sais c'est pathétique. Mais voilà aussi l'effet que KLF pouvait procurer sur un jeune adulte sentant son adolescence s'éloigner peu à peu.
Ce groupe reste atypique. Une musique underground («What Time Is Love»), Trance («Last Train To Tancentral»), Pop («Doctorin' The Tardis» ou bien «Justify & Ancient»), Hardcore («America : What Time Is Love »), limite même traditionnelle («America No More» entendu dans le générique de «Hey You - hV2's Video»), parfois Dance («3 AM Eternal») et allant même jusqu'à signer une œuvre quasi symphonique et démentielle avec le projet 2K. Je manque cruellement d'adjectif pour vous décrire un ressenti à l'écoute ce groupe. Il y a des histoires et des légendes à raconter. KLF est ni plus ni moins que la parfaite représentation de ce que peut être l'inventivité et la démesure du talent musical britannique. Se sont ils rendu compte du plaisir qu'ils étaient capable d'apporter ? De cet isolement que l'on éprouver en appuyant sur la touche play du lecteur ? De l'émotion quasi constante ? Et n'était ce pas dangereux ?
C'était un temps ou le rap n'était pas r'nb, ou la techno n'était pas classique, ou la pop était rock, ou la trance était tripante mais une époque ou les KLF étaient là... Bon voyage...
Les indispensables :
# Last Train To Trancentral (Live From the Lost Continent - 5'36)
# Amercia : What Time Is Love (Uncensored - 9'02)
# F*** The Millenium (13'59)
# Justified And Ancient (Stand By The Jam - 7'50)
# 3.AM Eternal (Live At The SSL - 5'54)
# It's Grim Up North (Part 1 & 2)
# Chill Out (Tout l'album)
# Stadium House (Full Video)
# The White Room (Album)
# America No More (B-Side Amercia: What Time Is Love)
# Et tellement encore...


C'est le 11 janvier 2007 que nous parlions rapidement sur Xtatic de Isaac Hayes et son tubesque « Shaft ». Il s'est éteint aujourd'hui à l'âge de 65 ans...
Evidement Isaac Hayes marqua les années disco avec ce titre là. Faut dire que la composition est vraiment à tomber. Le film est réalisé en 70/71 par Gordon Parks pour le compte de la Blaxploitation (mouvement cinématographique des années '70). La BO est donc signée par Isaac Hayes avec une quinzaine de titres assez disco dans l'ensemble. Beaucoup moins dansant tout de même (il s'agit d'une BO) mais dont un titre marqua à tout jamais l'histoire de la Disco Music, à savoir « Theme From Shaft ». Oscarisé en '71 pour la meilleure chanson originale de film mais aussi un Grammy Awards pour la meilleure bande originale de film. Inutile de vous dire que le titre fut N°1 un peu partout. Il est important de rappeler que Hayes est aussi un maître de la Soul durant les sixties...
Ce titre est donc une pure merveille. Une basse bien présente, des violons juste ce qu'il faut, une piano délicat, des cuivres sonnants comme une charge de cavalerie et ce gimmick terrible, qu'on qualifierait aujourd'hui de parodie musicale Disco. Mais c'est un pur orgasme. D'abord parce qu'il reste bien en tête, mais aussi parce que c'est la marque de fabrique du titre. Ce titre est le reflet d'une époque, mais aussi l'essence même de ce que me procure le disco. Un véritable plaisir. Pas besoin d'être connaisseur, il faut juste se laisser bercer.
Pour rendre un petit hommage à Mr Hayes, vous pouvez télécharger un petit EP contenant 8 versions du titre. Un gros faible pour la version (Instru et Vocale) de Sash!. Cette version est clean, simple et terriblement efficace. L'autre version, est celle appelée « Disco Version ». C'est une version beaucoup plus longue que l'originale, remasterisée, et simplement démentielle, puisque c'est pour ainsi dire la même que celle de '71. Je ne possède malheureusement aucun élément sur cette version (aussi appelée « Rare Disco Version »). Je serais tenté de dire que c'est la nouvelle version faite pour le film de 2004. Ceci étant, elle est simplement sublime. Bref, cet EP est indispensable. Bonne écoute.
THEME FROM SHAFT
01 - Sash! Single Edit 03'25
02 - Sash! Extended Mix 06'17
03 - Mc Steel Mix 06'26
04 - Sash! Instrumental Mix 06'16
05 - HV2's Mix 05'12
06 - Disco Version 09'55
07 - Vocal Version 04'38
08 - The End Theme 01'57

